6 nov. 2015

L'Ex de la planète Krypton



Vous devez vous dire que ma vie s'est calmée d'elle-même ou grâce à un psy parce que je ne vous raconte plus mes petits déboires quotidiens dans cette rubrique. Eh bien que nenni! J'ai eu un reality check il y a peu.

J'aurais pu vivre la situation que je m'en vais vous conter totalement perdue dans les nimbes des effluves d'un doux jurançon, en plein délire éthylique mais je suis sobre et fraîche depuis 2 semaines (une victoire est une victoire!).


Donc il y a ces ex qui ont ce pouvoir mystérieux qui leur vient tout droit de la planète Krypton. J'en ai un à mon actif. On s'est connu au Gabon, j'en étais littéralement "drunk in love" comme dirait l'autre et l'histoire n'a jamais eu de fin franche parce qu'il est venu en France et je suis restée au Gabon. Il n'y avait pas les smartphones et la facilité que nous offre la technologie aujourd'hui pour maintenir la flamme. Tant pis, c'est la vie.

On vit tous les 2 en région Parisienne mais je mets de vaillants efforts à éviter de le rencontrer. Parce qu'il a ce petit air de sale mignon garçon qui me faisait craquer même en pleine crise de nerfs. Parce que, après mûres réflexions nocturnes je n'aime plus celui qu'il est devenu. Parce que si je le vois, ma petite culotte risque de tomber toute seule pour de mauvaises raisons. Il faut savoir se protéger, dis! Arrière de moi Satan!

Tout allait donc pour le mieux. Puis, ô malheur! il a resurgit de l'enfer où je l'avais enterré, plus beau que jamais, à une soirée organisée par l'amie d'une amie d'une collègue de la grand-mère de la camarade de Moko (oui vous ne savez pas ce que vient faire ce Moko dans l'histoire, moi non plus, passons!).

Je suis arrivée à la soirée juste avant que l'ambiance ne se réchauffe vraiment, tu sais, quand soucieux de jouer à la fille/au mec sociable, tu essaies de lancer une conversation boiteuse et chiante avec l'inconnu(e) à ta gauche. Au moment où on enclenche le sujet inévitable du "tu travailles dans quoi toi?" (le malaise quand il/elle répond "je suis au chômage") mon oeil aperçoit dans son champ périphérique un profil qui lui dit bizarrement quelque chose. Les voyants rouges s'allument dans ma tête et la petite voix de l'instinct de survie me susurre  que c'est le moment de battre en retraite.
Mais nan! Je reste là, comme une idiote engluée. Puis dans ce courage ultime que donnent les situations de non retours, je décide de me tourner franchement vers la porte pour en avoir le coeur net, quitte à mourir mourons dignes!  *éclats de rire dans la salle*

Je disais donc que je décide de voir si c'est vraiment lui. Et oui c'est lui... Un verre de ciguë svp!

Il me reconnaît, son regard s'illumine avec cet air de "ah au moins je connais quelqu'un dans cette soirée" et il avance vers moi. Mes jambes les c*nnasses, m'abandonnent à mon sort en se transformant en coton. Il lance un "eh quelle surprise! comment vas-tu?" enjoué. Et tout ce que je fais c'est de bafouiller une voix incroyablement haut perchée "euh non en fait hum ah bah je ne sais pas..." sous le regard ahuri de l'inconnu toujours si inconnu à ma gauche... Je suis là comme une gamine à perdre mes moyens devant lui. Il a tout de suite compris qu'il prenait l'avantage et qu'il me donnait encore des papillons dans le ventre 15 ans plus tard. Pathétique...

Sérieusement, qui répond "je ne sais pas" à ce genre de question? Moi.
J'ai repris mes esprits 15 secondes plus tard mais en terme de première impression devant un ex, c'était assez lamentable, je peux le concevoir. "La honte ne tue pas" en êtes-vous seulement sûrs?

La suite de la soirée étant compromise, avant qu'il ne me propose un éventuel rdv, j'ai préféré simuler un mal de tête horrible pour rentrer chez moi...

Voilà! c'était la honte au menu du jour. Merci. Au revoir!


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