25 févr. 2013

Dame nature: une astuce pas magique



Nous sommes quelques unes à redouter la période menstruelle car, outre la gêne et autres petits inconvénients, il y a aussi la douleur qui l'accompagne.


C'est peut-être un sujet d'abord féminin dont les hommes ne veulent pas entendre parler, mais ils seraient bien contents de pouvoir aider leurs femmes/chéries en détresse hurlant de douleurs.

Les douleurs vives sont arrivées récemment dans mon cas, du fait d'une endometriose, et tous les anti-douleurs prescrits ne fonctionnaient pas. Sauf L'Ixprim, trop fort qui me faisait tomber dans les pommes... 

J'ai dû appeler le SAMU une fois qui m'a administré de l'Acupan (antalgique pour douleurs aigües notamment post-opératoires) en intra-musculaire pour me calmer. Je ne vais pas recourir tout le temps à ce genre de traitement d'urgence donc j'ai fait quelques recherches sur les internets et j'ai posé des questions à mon médecin. Je me demande encore pourquoi mon médecin ne m'en a pas parlé plus tôt! 
Lorsqu'on souffre d'endométriose, on sait ce que signifie "avoir mal" donc je partage l'info qui pourrait fonctionner sur de simples douleurs menstruelles. Je vous épargne tout le jargon et les démonstrations scientifiques bien entendu. 

L'une des causes de la douleur: la prostaglandine
Le corps produit des hormones appelées "Prostaglandines" qui peuvent être très bénéfiques ou nuisibles. La production de "mauvaises" prostaglandines serait à l'origine des douleurs et contractions utérines.

Le plus souvent, les médecins prescrivent des anti-inflammatoires non steroïdiens (AINS): ibuprofène, Advil, Nurofen etc. On les prend et ça ne fonctionne pas et l'une des raisons: on les prend au mauvais moment. 

Une solution
La plupart des AINS agissent en bloquant la production de prostaglandines. Pour cela ils doivent donc être pris avant l'installation de la douleur. Si on attend que la douleur soit bien là pour les prendre, ils ne pourront plus agir. 
Il est donc conseillé de commencer à prendre son AINS au moins 24 heures avant la date théorique de l'arrivée des règles et régulièrement toutes les 6 heures afin qu'aucune prostaglandine ne soit libérée. Pour ne pas être réveillée par la douleur, je prends mon comprimé avant de me coucher. 

NB: Demandez bien l'avis médical de votre gynécologue pour choisir votre AINS et pour connaître les effets secondaires et les interactions médicamenteuses possibles à éviter.

Voilà, je ne vous donne pas une potion magique mais cette astuce pourtant simple a changé ma vie au cours des 2 derniers cycles. Comprendre comment la douleur s'installe et avoir un meilleur mode d'emploi peut s'avérer efficace. J'espère que ça vous aidera aussi, dans tous les cas, Force et Courage!

Besos!

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4 commentaires :

  1. Merci de nous avoir éclairées!!!!!!!!!!!

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  2. A la décharge du médecin dont tu demandes pourquoi "il n'en a pas parlé plus tôt", je dirais quand même que le mode de prise que tu décris ci-dessus est parfaitement indiqué sur la notice de tous ces médicaments (des prises systématiques, même quand on n'a pas encore mal, pour éviter la survenance de pics de douleur). Tout le monde devrait donc le savoir, juste en lisant la notice de son médicament. Mais combien de personnes lisent et appliquent scrupuleusement les notices avant de dire que le médicament ne marche pas ?... C'est surtout ça.
    En tout cas, c'est un rappel utile.

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    1. Pour le coup, en effet, très souvent on se contente de ce que le médecin écrit sur l'ordonnance.

      Dans les posologies, il y a bien cette notion de prises régulières et de doses maximales, en revanche je n'ai jamais lu dans les posologies du doliprane par exemple, cette notion de prise "avant" la douleur, ou c'est moi qui zappe le passage en question aussi hein

      dans tous les cas, en effet, c'est un rappel qui peut toujours servir.

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  3. merci pour ces informations, ca me servira certainement.

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